Ne me parlez pas d’amour quand…, c’est une femme, Sacha, qui se cache derrière son clown, derrière son quotidien ritualisé, ponctué d’absence, du temps passé, de ce qui l’a fait rêver.

Stephen King disait « Quand vous vous affublez d'un nez rouge, personne ne peut deviner à quoi vous ressembler à l’intérieur. »

Car si Sacha, petit clown, est le point de départ, Ne me parlez pas d’amour quand… raconte aussi le côté sombre, cruel de ce petit clown maladroit et lumineux. Dans un huit clos, entourée de ballons, elle évolue, même si elle semble être là depuis trop longtemps… voire toujours.




Le projet



J’ai décidé pour ce premier projet de parler des personnes, de ces femmes, plus particulièrement, qui sont maltraitées physiquement, et surtout, psychologiquement.

Montrer ce qu’on ne voit pas lorsque la porte est close. Comment cela se répercute psychologiquement, et les dommages que cela entraîne.


Montrer, qu’elles aussi, sont pleines de poésie, d'humour, de tendresse et même de sagesse à travers leurs regards, leurs mots (maux), leur simplicité d'être, de ce qui leur échappe. Et si leur quotidien nous semblent n’être que douleurs, emportement imaginaire, état d'enfance fragile pour s’échapper, il surgit parfois, entre tout cela, une lueur d’espoir rebondissant immédiatement vers un ailleurs chaotique. Mais cette lueur nous donnes envie de ne pas l’abandonner, ces personnes sont comme des éponges intarissables, des vases entiers de larmes. Ne les secouons pas trop, aidons les à vider ce vase, et le briser.



Boum dans ton cœur c’est Laura et Lorette qui se rencontrent lors de leur formation au Conservatoire de Lille dirigé par Sébastien Lenglet. A la fin de cette formation, elles ont envie de défendre les mêmes idées sur un plateau de théâtre. Créer un théâtre qui passe du rire au larme, qui réunit la sincérité et la déraisonnabilité, le mal proportionné et le poétique. Avoir envie de toucher l’autre, peut importe la façon, sortons de la présentation en ayant été touché, choqué, dégouté, … mais SOYONS.